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Frédéric Encel : ‘‘Al-Joulani n’est pas devenu ‘‘modéré’’, mais il a tout intérêt à agir avec pragmatisme et prudence’’

Frédéric Encel : ‘‘Al-Joulani n’est pas devenu ‘‘modéré’’, mais il a tout intérêt à agir avec pragmatisme et prudence’’

Géopoliticien et essayiste, Frédéric Encel analyse les répercussions du nouveau choc qui secoue le Proche-Orient, après la chute du régime Assad en Syrie et la prise du pouvoir par une coalition islamiste menée par Abou Mohammed al-Joulani, ancienne figure de Daech et d’al-Qaïda…

 

Après Assad, la Syrie entre espoir et chaos

Après Assad, la Syrie entre espoir et chaos

La révolution est en marche à Damas. Une fois de plus, en terre arabe, l’Histoire bascule et le peuple syrien retient son souffle. Bachar el-Assad a fui le pays et les islamistes ont pris le pouvoir. Pour quels lendemains ? Les bataillons conduits par Abou Mohammed al-Joulani, ancien djihadiste de Daech puis d’al-Qaïda dont il aurait divorcé en 2016, remercient Allah depuis la Mosquée des Omeyyades, à Damas, scintillant symbole du sunnisme. Des images qui marqueront l’Histoire dont nul ne sait comment elle tournera.

 

Le camp Zaatari, un enfer sur terre pour quatre-vingt mille réfugiés

Le camp Zaatari, un enfer sur terre pour quatre-vingt mille réfugiés

A l’heure où nous nous interrogeons sur les conséquences que la pandémie aura sur nos vies et celles de nos enfants, à l’heure où le défi de la remise à flot de nos économies obnubile nos concitoyens et nos dirigeants, au camp de Zaatari, dans le désert jordanien, 80.000 réfugiés syriens tentent de survivre dans d’effroyables conditions.

 

Les réfugiés (pas très) syriens de la Sorbonne !

Les réfugiés (pas très) syriens de la Sorbonne !

Un programme de bourses universitaires, financé par le Qatar en 2015, devait donner à une centaine d’étudiants réfugiés syriens l’occasion de poursuivre leurs études à la prestigieuse université de la Sorbonne. Trois ans plus tard, l’écrasante majorité des étudiants syriens a été éjectée de ce programme, dans des conditions jugées par certains d’entre eux comme « arbitraires et discriminatoires ». En parallèle, le programme a changé de nature et d’objectifs, en s’ouvrant à des réfugiés d’autres nationalités, voir à des étudiants qui ne seraient même pas réfugiés !