L’Administration Trump veut frapper d’interdiction les réseaux mondiaux des Frères musulmans, en adoptant une « stratégie ascendante » calquée sur celle utilisée contre les Pasdarans iraniens en 2017.
Dans une lettre, datée du 18 juin 2025, adressée au Guide suprême de la révolution Iranienne, l’ayatollah Ali Khamenei, le Guide général par intérim des Frères musulmans, Salah Abdel Haq, annonce le « soutien total » de la Confrérie au régime iranien et lui propose une stratégie commune pour « rassembler les volontés » et « unifier les efforts » des mouvements islamistes.
Tout en se réjouissant de la « défaite » infligée à Israël le 7-Octobre, le leader des Frères musulmans considère que l’attaque israélienne contre l’Iran est « une nouvelle phase de l’agression contre la Palestine ».
Appelant à dépasser les clivages entre Sunnites et Chiites, au nom de la nécessaire « unité de l’oumma islamique » pour faire face à l’« ennemi commun » qui est « l’entité sioniste », le Guide des Frères musulmans suggère à son homologue iranien une « vision stratégique globale » ayant pour objectif de rassembler la volonté des « forces vives et actives » de « l’Oumma islamique », en « unifiant leurs efforts » pour faire face au « feu de l’occupation et de ses soutiens [qui] ne distingue ni nos origines ni nos écoles de pensée » et vise à « étendre l’agression à l’ensemble de l’environnement de la résistance, qu’il s’agisse d’un État central comme la République islamique d’Iran, ou du mouvement islamique [c’est à dire le Hamas], au cœur duquel se trouvent les Frères Musulmans ».
Je n’ai cessé depuis 30 ans à travers mes articles, livres et conférence de tenter d’alerter et de mettre en garde sur la dangerosité de l’Association des Frères Musulmans pour nos sociétés et encore plus pour les sociétés arabes et musulmanes que cette entité violente et réactionnaire a contribué à détruire ou à plonger dans le chaos (Soudan, Afghanistan, Somalie, Algérie, Tunisie, Irak, Syrie, Palestine, Libye, etc…).
Le nouveau maître de Damas, Ahmed al-Charaa, alias Abou Mohamed al-Joulani, reçu avec les honneurs à l’Élysée ! Ainsi, la veille des commémorations du 80ème anniversaire de la capitulation du nazisme, Emmanuel Macron décide de faire de Paris la première capitale occidentale à ouvrir les bras à l’ancien chef djihadiste qui a pris le pouvoir, par les armes, après la fuite du dictateur syrien Bachar el-Assad, en décembre 2024.
Pour se donner des apparences de ‘‘modération’’, le nouveau Raïs renonce à son nom de guerre (Abou Mohamed al-Joulani), ôte le turban djihadiste pour arborer un treillis militaire, le temps de se faire passer pour le chef militaire de la ‘‘libération’’ [Tahrir], avant de se tailler la barbe à la mode frériste et s’afficher en costume-cravate, une fois intronisé ‘‘président de la république arabe syrienne’’, non pas par les unes mais par ‘‘prestation d’allégeance’’ (Bay’a) des différentes factions armées ayant pris part au soulèvement anti Assad, lors d’un ‘‘Congrès de la victoire’’ tenu à Damas, le 29 janvier 2025.
En recevant ce sulfureux personnage – alors même que les milices djihadistes de l’organisation qui l’a porté au pouvoir (‘‘Hay’at Tahrir al-Sham) multiplient les exactions contre les minorités alaouites, kurdes et druzes -, l’Elysée fait le choix de donner du crédit à la supercherie qui voudrait qu’après deux décennies d’activisme djihadisme (organisation al-Zarqaoui, Etat Islamique en Irak, al-Qaïda), al-Joulani se serait mué – en à peine six mois au pouvoir – en politicien ‘‘modéré’’, adepte de la démocratie, du pluralisme et de… l’inclusion !
Laurent Fabius doit se retourner dans son hospice, lui qui considérait en 2012 – il était, alors, ministre des Affaires étrangères – que ‘‘Jabhat al-Nusra’’ (la filiale syrienne d’al-Qaïda, fondée et dirigée par l’actuel président syrien) faisait ‘‘du bon boulot’’…
Qui est vraiment Ahmed al-Charaa, alias Abou Mohammed al-Joulani ? A-t-il renoncé au djihadisme ? Sa présidence sera-t-elle la ‘‘transition’’ d’un régime pluraliste ? Ou est-ce le prélude d’une nouvelle forme de despotisme qui substituera l’islamisme radical à l’autoritarisme baassiste ?
Portait en sept épisodes d’un véritable caméléon qui n’a eu de cesse, depuis deux décennies, de changer d’apparence comme d’appartenance idéologique…
Selon un sondage de l’institut CSA, publié le 27 avril 2025, 88% des Français sont favorables à une interdiction des Frères musulmans dans leur pays. Une position qui semble faire l’unanimité : le souhait de voir interdir la confrérie islamiste est soutenu par plus des trois quarts de la population, quelles que soient les catégories socio-professionnelles, l’âge, le genre ou les sensibilités politiques.
Dix ans après l’attentat terroriste du 7 janvier 2015 contre la rédaction de Charlie Hebdo, un sondage montre que les Français sont plus que jamais attachés à la liberté d’expression, à la satire et aux dessins de presse. Ils sont désormais 76% à soutenir le droit à la caricature comme partie prenante du droit fondamental qu’est la liberté d’expression. Et 62% d’entre eux soutiennent le ‘‘droit au blasphème’’ et se disent favorables au droit de critiquer, même de manière outrageuse, les croyances, symboles ou dogmes religieux. Un triomphe posthume pour les martyrs de l’hebdomadaire satirique tombés sous les balles djihadistes des frères Kouachi.
« I love you Elon ! » À l’annonce de sa victoire, Trump a aussitôt remercié le « formidable » Musk, qualifié de « génie » et de « star ». L’homme le plus riche du monde, patron de Tesla et de Space X, aura en effet largement contribué au retour du président populiste américain, finançant sa campagne (à hauteur d’au moins 120 millions de dollars) et mettant son réseau social X (ex-Twitter) à son service…
Depuis l’annonce des premiers résultats de l’élection présidentielle américaine, les vidéos diffusées face caméra sur TikTok où les utilisateurs se filment tantôt exultant, tantôt éclatant en sanglot sont légion. Il faut dire que les réseaux sociaux (Instagram, TikTok et X, exTwitter) ont été un atout primordial dans la course à la présidence des États-Unis.
Avec lui, c’est le retour au paradis perdu des grands espaces de l’ouest américain. Shérif armé menant sa caravane, le candidat Républicain surfe sur les vertiges d’une Amérique déboussolée.