C’est l’histoire d’un homme qui s’est engagé dans le djihad à 21 ans, a croisé le fer avec le Grand satan occidental, durant deux décennies, pris le pouvoir par les armes, s’est fait ‘‘élire’’ président de la République, non pas par les urnes mais par la seule Bay’a (prestation d’allégeance) de ses disciples. Et le voici reçu avec les honneurs à l’Elysée et présenté comme un ‘‘modéré’’ ayant renoncé à la violence djihadiste, qui mènerait une transition démocratique dans son pays. Et ce alors même que ses disciples continuent à massacrer les minorités…
Le nouveau maître de Damas, Ahmed al-Charaa, alias Abou Mohamed al-Joulani, reçu avec les honneurs à l’Élysée ! Ainsi, la veille des commémorations du 80ème anniversaire de la capitulation du nazisme, Emmanuel Macron décide de faire de Paris la première capitale occidentale à ouvrir les bras à l’ancien chef djihadiste qui a pris le pouvoir, par les armes, après la fuite du dictateur syrien Bachar el-Assad, en décembre 2024.
Pour se donner des apparences de ‘‘modération’’, le nouveau Raïs renonce à son nom de guerre (Abou Mohamed al-Joulani), ôte le turban djihadiste pour arborer un treillis militaire, le temps de se faire passer pour le chef militaire de la ‘‘libération’’ [Tahrir], avant de se tailler la barbe à la mode frériste et s’afficher en costume-cravate, une fois intronisé ‘‘président de la république arabe syrienne’’, non pas par les unes mais par ‘‘prestation d’allégeance’’ (Bay’a) des différentes factions armées ayant pris part au soulèvement anti Assad, lors d’un ‘‘Congrès de la victoire’’ tenu à Damas, le 29 janvier 2025.
En recevant ce sulfureux personnage – alors même que les milices djihadistes de l’organisation qui l’a porté au pouvoir (‘‘Hay’at Tahrir al-Sham) multiplient les exactions contre les minorités alaouites, kurdes et druzes -, l’Elysée fait le choix de donner du crédit à la supercherie qui voudrait qu’après deux décennies d’activisme djihadisme (organisation al-Zarqaoui, Etat Islamique en Irak, al-Qaïda), al-Joulani se serait mué – en à peine six mois au pouvoir – en politicien ‘‘modéré’’, adepte de la démocratie, du pluralisme et de… l’inclusion !
Laurent Fabius doit se retourner dans son hospice, lui qui considérait en 2012 – il était, alors, ministre des Affaires étrangères – que ‘‘Jabhat al-Nusra’’ (la filiale syrienne d’al-Qaïda, fondée et dirigée par l’actuel président syrien) faisait ‘‘du bon boulot’’…
Qui est vraiment Ahmed al-Charaa, alias Abou Mohammed al-Joulani ? A-t-il renoncé au djihadisme ? Sa présidence sera-t-elle la ‘‘transition’’ d’un régime pluraliste ? Ou est-ce le prélude d’une nouvelle forme de despotisme qui substituera l’islamisme radical à l’autoritarisme baassiste ?
Portait en sept épisodes d’un véritable caméléon qui n’a eu de cesse, depuis deux décennies, de changer d’apparence comme d’appartenance idéologique…
Le Pakistan a été secoué récemment par de nombreuses attaques terroristes de grande envergure. La brigade Majeed de l’armée de libération du Baloutchistan (BLA) est responsable de deux attaques au Baloutchistan. Le premier visait la base aéronavale de Turbat, qui déploierait des drones chinois, et le second, le complexe des autorités portuaires du port de Gwadar, exploité et agrandi par les Chinois. Le troisième attentat, perpétré à Khyber Pakhtunkhwa (KPK), a tué cinq ingénieurs chinois travaillant sur le projet hydroélectrique de Dasu, sur l’Indus, dans le cadre du corridor économique Chine-Pakistan (CPEC).
On la connaît mal en Europe. Pourtant, cette force en charge des opérations extérieures du Corps des Gardiens de la Révolution – la milice paramilitaire du régime iranien – est derrière la plupart des attentats terroristes commandités par la République islamique d’Iran. Elle est aussi à la manœuvre en mer Rouge et dans le détroit d’Ormuz, où ses drones attaquent tankers et navires de commerces internationaux. En une trentaine d’années, elle a tissé un réseau d’espions qui œuvrent jusque dans les capitales européennes, qu’elle menace plus que jamais. Explications.
Le service de renseignement pakistanais, l’Inter Services Intelligence (ISI), mène depuis des années une guerre par procuration au Jammu-et-Cachemire (J&K), en aidant et en encourageant le terrorisme par le biais d’organisations terroristes telles que Lashkar-e-Toiba, Jaish-e-Mohammad, Hizbul Mujahideen. L’ISI continue de soutenir cette guerre par procuration, qui est maintenant menée non seulement par les groupes susmentionnés, mais aussi par leurs diverses ramifications comme le Front de résistance, le Front populaire antifasciste , la Jammu Kashmir Gaznavi Force, le Front uni de libération du Jammu et du Cachemire, les Tigres du Cachemire… etc.
On ne peut pas comprendre l’Afghanistan si on ne connaît pas son histoire, écrite dans les guerres et rythmée par les invasions depuis Alexandre le Grand, jusqu’aux Soviétiques (20ème siècle), en passant par les Mongols (13 ème ème siècle) et, bien sûr, les Britanniques au 19ème siècle. Chaque occupation a évidemment provoqué une guerre de libération jusqu’au départ des envahisseurs. Et chaque libération du pays a été suivie par une guerre civile. C’est la malédiction afghane. La décision de Joe Biden de retirer les 2.500 derniers soldats Américains avec les 7.700 soldats de l’OTAN et les troupes alliées, peut donc être lourde de conséquences.
« Qu’Allah maudisse la France ! » titrait le magazine francophone de l’Etat islamique, Dar al Islam, quelques semaines après le massacre à Charlie-Hebdo et à l’Hyper-casher. Ces mots, toujours les mêmes, saturent l’atmosphère dans les manifestations de la haine anti-française qui se déchainent régulièrement, sur n’importe quel motif, dans le monde islamique. Les djihadistes ont massacré en France parce que la France incarne la résistance majeure à leur barbarie.
Le terme « islamo-gauchisme » fait polémique. Imprécis et trop amalgamant, nous lui préférons, à Global Watch Analysis, les termes plus explicites de « collabos gauchistes de l’islamisme » ou d’« idiots utiles de l’islamise » ! Cependant, l’« islamo-gauchisme », au sens de la compromission de certains composantes ou courants de l’extrême gauche avec l’islamisme (politique ou djihadiste) existe bel et bien. Une longue enquête, menée en 2004, pour les besoins de notre livre « Ben Laden, la destruction programmée de l’Occident » paru, cette année-là, aux éditions Jean Picollec, démontre que cet « islamo-gauchisme » ne tue pas que le débat d’idées dans les universités françaises !
Privé de ses anciennes bases dans les zones irako-syriennes, Daech se replie de plus en plus sur internet. Une tendance accentuée par la pandémie du Covid-19, qui a incité l’organisation terroriste à augmenter le volume et l’intensité de son activité en ligne.
L’ancien Président évoque le souvenir des attentats, la douleur des victimes et de leurs familles et son souci de ne pas tomber dans le piège tendu par les terroristes : diviser les Français et les monter les uns contre les autres.
Commentant les récentes polémiques, qui ont enflammé certains pays musulmans, au sujet des caricatures de Mahomet, François Hollande s’adresse aux populations musulmanes « qui ont pu être heurtées par ce caricatures ». Tout en les rassurant que la laïcité française ne signifie pas « l’écrasement des religions », mais leur reconnaissance en tant qu’éléments de la liberté, il leur rappelle que « la liberté est une règle en France » où loi autorise la caricature et la dérision, mais pas la haine. Et que nul n’a le droit en France de s’en prendre aux gens, à cause leur appartenance religieuse.