Les nouvelles en provenance d’Afghanistan sont très inquiétantes. En moins d’une semaine, les Talibans se sont emparés de la moitié des capitales des provinces afghanes. Ils contrôlent, à présent, l’essentiel des provinces du nord, de l’ouest et du sud du pays. Kaboul, Mazar-e Charif et Jalalabad sont les seules grandes villes afghanes qui échappent, mais pour combien de temps encore, au retour de leur mainmise sur le pays.
Le malheur tunisien fait le bonheur colonial du Qatar. C’est en effet sur la toile de fond d’un pays décimé par le Coronavirus -le taux de décès y est le plus élevé d’Afrique- qu’a été voté un projet de loi permettant au « Qatar Fund for development » de gérer les intérêts financiers entre la Tunisie et le Qatar. Un véritable traité qui autorisera Doha à intervenir directement dans l’économie tunisienne, avec des avantages considérables pour les bailleurs de fonds de l’islamisme.
Avec la nouvelle loi antiterroriste, adoptée jeudi par l’Assemblée du Peuple, l’Autriche a franchi le pas et devient le premier pays européen à interdire les Frères musulmans,
Le Pakistan a été témoin d’un effondrement rapide de sa machine administrative interne, avec sa police et ses forces de sécurité incapables de contrôler la violence dans tout le pays, engendrée par les partisans du parti islamiste radical, le Tehreek-i-Labbaik Pakistan (TLP), qui a demandé l’éviction de l’ambassadeur de France et l’arrêt des relations commerciales avec la France. Alors que les projecteurs sont braqués sur la triste situation sécuritaire intérieure, le gouvernement étant pris en otage par le TLP, l’état de l’économie et la position diplomatique du pays ne sont pas meilleurs.
Le Bangladesh a fait les gros titres, en octobre dernier, lorsque des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Dhaka pour protester contre la France. Environ 50.000 manifestants demandaient la fermeture de l’ambassade de France dans le pays. Un mannequin à Un mannequin à l’effigie du président Emmanuel Macron a également été brûlé au cours de la manifestation. Junaid Babunagari, le secrétaire général de Hefazat-e-lslam (Hel) – l’un des plus influents groupes islamistes du pays – a déclaré qu’ « Emmanuel Macron devrait demander pardon ». Outre Dhaka, des manifestations ont eu lieu dans des villes plus petites, dont une grande manifestation dans la ville portuaire de Chittagong, siège du Hel.
Isolés politiquement au sein du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman), suite à l’adoption d’une « charte des principes » rejetant les « ingérences étrangères et l’instrumentalisation de l’islam à des fins politiques », les trois courants de l’islamisme dit « politique », que sont les Musulmans de France (ex-UOIF, filiale tricolore des Frères musulmans), Foi et pratique (lié au mouvement Tabligh) et les Milli Gürüs (la branche turque des Frères musulmans), se retrouvent aussi sous le feu nourri des Cellules départementales de Lutte contre l’Islamisme et le Repli communautaire (CLIR), dont la montée en puissance des contrôles a durement frappé ces organisations islamistes, notamment au porte-monnaie !
Les investigations françaises menées suite à dissolution de l’ONG islamiste Barakacity et du Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) ont mis en lumière des liens troubles avec le MIT (services secrets turcs).
« Qu’est-ce qu’un fanatique, disait Churchill : une personne qui ne veut jamais changer d’avis ni changer de sujet. » Les massacres qui se sont récemment déroulés dans le Caucase nous renvoient à ce fanatisme vieux de plus d’un siècle : le génocide des Arméniens en 1915.
La décision du président Emmanuel Macron de remettre en cause les cours de langue et culture d’origine, dispensés dans les écoles publiques françaises, vise essentiellement « la propagande islamo-nationaliste » des fonctionnaires d’Ankara qui assurent ce type de cours à 15.600 jeunes franco-turcs.
Au début du mois de mars, Tariq Ramadan a exigé le renvoi d’un expert désigné par la justice afin d’analyser l’emprise qu’il pouvait exercer sur des jeunes femmes avec lesquelles il entretenait des relations sexuelles violentes. Pour demander le départ du docteur Daniel Zagury, la défense du prédicateur évoque « une manipulation ». En fait, le principal reproche fait à ce médecin est d’être… juif !