Du renoncement de Joe Biden le 21 juillet dernier au scrutin du 5 novembre prochain : la vice-présidente des États-Unis n’aura disposé que d’une centaine de jours pour faire campagne, Kamala Devi Harris, 60 ans, fille d’un économiste jamaïcain et d’une scientifique indienne, ancienne procureur de Californie, est caricaturée par ses adversaires trumpistes comme « une gauchiste » et par les wokes comme « une flic ». La réalité est celle d’une centriste pragmatique, certes peu charismatique, mais bosseuse et intègre. Ce qui, face au bulldozer en roue libre qu’est Trump, peut convaincre et rassurer les électeurs indécis….
Lorsqu’elle avait 20 ans, Kamala Harris a adhéré à la sororité ‘‘Alpha Kappa Alpha’’ (AKA) qui appartient au vaste réseau associatif black des ‘‘Divine Nine’’. Sans se douter que, plusieurs décennies plus tard, ce serait pour elle l’un des atouts majeurs pour l’emporter, le 5 novembre prochain, face à Donald Trump.
Entre l’élégante et raffinée Kamala Harris et l’imposant, caractériel et excessif Donald Trump, le contraste est saisissant. C’est le choc frontal de deux Amériques que rien – ou presque – ne peut plus réconcilier.
À la fin des années 1950, Saïd Ramadan, le gendre d’Hassan al-Banna (fondateur des Frères Musulmans) fuit l’Égypte et choisit Genève pour partir à la conquête de l’Occident. Son fils Hani dirige depuis 1995 le Centre islamique de Genève (CIG). Son frère Tariq était le Musulman francophone le plus connu sur la planète, avant que des affaires de mœurs ne le fassent chuter en 2017. Encore aujourd’hui, Genève reste, en grande partie, sous la coupe du clan Ramadan. Mais coup de théâtre, le 10 septembre 2024. Alors que Tariq Ramadan avait été acquitté en mai 2023 en première instance, il est condamné en appel à trois ans de prison dont un an ferme pour viol et contrainte sexuelle.
Face au risque d’une victoire du Rassemblement national, qui aurait mis l’extrême droite au pouvoir, le salut est venu d’une mobilisation républicaine ralliant tous les démocrates. Le formidable sursaut citoyen du 7 juillet dernier a refréné les ambitions de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Sauf que le ‘‘plafond de verre’’ se heurte à des clivages de plus en plus nombreux qui risquent d’entraver, à terme, ce ‘‘cordon sanitaire’’ destiné à maintenir l’extrême droite hors de l’arc républicain.
Ils ont pris en otage le beau cri de ralliement des républicains espagnols pendant la guerre civile de 1936 à 1939 : ‘‘No pasaran’’ (Ils ne passeront pas). C’est le titre qu’une vingtaine de rappeurs ont osé donner à une infâme vidéo censée mobiliser contre le Rassemblement national. Sous couvert d’appeler les jeunes à leur devoir de citoyen, ces brillants artistes, soucieux – disent-ils aux gogos – de « revenir à l’essence du rap », nous déversent dix minutes d’appels à la haine, au meurtre, au viol et au pogrom.
Avec son cinquième ouvrage issu de son discours percutant tenu lors du Prix de la laïcité à la mairie de Paris, le 8 novembre dernier, Abnousse Shalmani revient en profondeur sur l’amour de la laïcité qu’elle a chevillé au cœur.
20 mois après la tentative d’assassinat qui l’a visé, en application d’une fatwa vieille de 33 ans, que l’ayatollah Khomeini avait lancée contre lui, en février 1989, l’accusant de blasphème envers l’islam dans son roman ‘‘Les Versets sataniques’’, Salman Rushdie est de retour. Plus fort et plus vivant que jamais. Et, bonne nouvelle, il n’a rien perdu de son légendaire sens de l’humour.
Écrivain, aviateur et marin, Patrice Franceschi nous invite, dans son nouvel ouvrage intitulé ‘‘Croire et agir’’ (Plon, 2024), à en finir avec ce qu’il nomme « l’impuissance européenne ». Pour l’aventurier philosophe, notre avenir politique passe par un projet d’Europe fédérale.
Le Festival de Cannes a dévoilé, jeudi 11 avril 2024, la sélection officielle de sa 77ème édition. Parmi plus de 2000 longs-métrages visionnés, 19 sont retenus en compétition officielle.